Mahammad Muradov, promotion 2010/2011

Option Diplomatie de crise, Azerbaïdjan

Pourquoi avoir choisi ce Master ?

« Par le biais d’Internet. Je suis le premier Azéri dans ce Master. J’ai obtenu une bourse du gouvernement de mon pays pour venir ici. Quand j’ai postulé, j’étais à l’Université Montesquieu (Bordeaux IV) en Master 1 de science politique. J’ai voulu savoir s’il existait un master de diplomatie en France. Il existe un site appelé Campus France : j’ai trouvé ce Master de cette façon. Après j’ai postulé et j’ai été accepté après le dépôt de mon dossier et un entretien Skype. »

Qu’as-tu préféré cette année ?

« J’ai apprécié les simulations. Pendant mes études en Azerbaïdjan (relations internationales) et à Bordeaux j’ai effectué des Masters théoriques: on ne savait pas si ce qu’on nous enseignait était valable dans la réalité ou non. Les simulations (gestion de crise) en Master de diplomatie et négociations à Sceaux m’ont permis d’appliquer ces connaissances théoriques que j’ai acquises pendant 4 ou 5 ans. Normalement, pour acquérir une compétence il faut travailler : les études n’apportent généralement pas cela. Mais dans ce Master, j’ai pu effectuer des simulations et de nombreux travaux en groupe avec les autres étudiants. Cela m’a beaucoup impressionné. J’ai senti une véritable synergie de groupe et c’était très stimulant. Je suis maintenant opérationnel pour le marché du travail.

J’ai particulièrement aimé la simulation finale au Conseil de l’Europe à Strasbourg, très sérieuse et professionnelle. Tout au long de l’année, nous avons préparé des dossiers sur le pays que nous représentions et élaboré notre stratégie (deux représentants par pays). Cela s’est avéré être particulièrement intéressant de mettre à l’épreuve de la négociation la stratégie que nous avions développée auparavant. Nous avons été évalués par nos professeurs sur le respect de cette stratégie tout au long de la négociation. Nous avons également été notés sur notre capacité à adapter notre stratégie aux évènements. Avant je pensais que les diplomates étaient les défenseurs des intérêts d’un pays ; ce sont aussi les promoteurs de solutions novatrices en cas de problème. Il faut sans cesse réinventer. Maintenant, je pense que je pourrai organiser une négociation moi-même. Je connais les étapes, la façon de faire : je veux organiser ça à présent dans mon pays.

A mon sens, ce Master pourrait être résumé avec la phrase suivante : “learning by doing”. De surcroît, il nous assure une véritable expérience « de la vie ». »

Du point de vue pédagogique, les cours de négociation de M. El Sayegh m’ont également beaucoup plu (familiarisation aux différentes techniques), ainsi que les cours de M. Ramel (analytique) et de M. Schirman (International crisis management). M. El Sayegh a assisté à de nombreuses négociations et a une connaissance parfaite du processus de négociation.

J’ai enfin été séduit par l’ouverture sur d’autres structures (cours à l’Ecole militaire, séminaires de think tank comme l’Irsem). »

Pourquoi conseillerais-tu ce Master à d’autres étudiants désireux de travailler dans le domaine de la diplomatie ?

« J’étais pour ma part admis dans trois Masters : Université du Capitole à Toulouse, relations internationales à Strasbourg et ici. J’ai choisi ce Master pour les raisons suivantes :

  1. Il s’agissait d’un Master bilingue anglais-français ;
  2. Le Master était situé en région parisienne ;
  3. Je veux postuler à l’avenir au Ministère des affaires étrangères en Azerbaïdjan: je pense que cette formation a renforcé mes chances d’être accepté dans cette structure. C’est très rare en Azerbaïdjan que quelqu’un fasse un Master en diplomatie en France (je crois que je suis le premier) ;
  4. C’est un master très spécifique : “diplomatie” et “négociations”. Quand on finit le Master on sait qu’on est compétent dans ce domaine particulier. Quand on finit par exemple un Master en science politique, c’est très difficile de trouver (master trop généraliste). Ici, nous n’avons pas ce problème: nous sommes formés en diplomatie, pour devenir diplomates/négociateurs ;
  5. Ce Master est professionnalisant : ce cursus comprend un stage obligatoire. Pour moi c’était l’occasion de faire un stage en France : ouverture aux organisations internationales et au monde professionnel en général.

Je me suis dit que c’était la chance de ma vie, qu’il fallait en profiter et aller en France. »

Peux-tu donner ton impression sur les étudiants qui ont composé la promotion de cette année et sur l’ambiance générale dans le Master ?

« Ce que je trouve ici très bien (je compare ici avec mon autre Master), c’est qu’il y avait une bonne ambiance. Il y a beaucoup de travail dans ce Master et cela nous pousse à travailler en équipe. Cela renforce évidemment les liens d’amitié entre nous. »

Où as-tu effectué ton stage obligatoire ?

« J’étais à Bonn (Allemagne), à l’Université des Nations Unies pour la Sécurité Humaine. J’ai postulé grâce à un ami et j’ai passé ensuite un entretien téléphonique. Je suis très satisfait de mon stage : j’ai amélioré mes compétences professionnelles et mes connaissances sur ma matière. »

Quels sont tes projets pour la suite ?

« Je veux faire deux choses : rentrer en Azerbaïdjan et postuler au Ministère des affaires étrangères de mon pays. Je voudrais également continuer mes études en doctorat (en France, à Paris). »

Category: Témoignages
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