Diplomatie et Négociations Stratégiques

Découvrez le Master qui changera votre vision du droit.

Katia Lucina, Promotion 2006-2007

Katia Lucina, Promotion 2006-2007

Katia Lucina (Promo 2006-2007)

Directrice adjointe des Ressources Humaines, CHRU Lille

Peux-tu nous dire ce que tu retiens du Master Diplomatie et Négociations Stratégiques ?

Du master je retiens la richesse des échanges et des rencontres entre tous ces étudiants de pays très différents, c’était vraiment une ambiance à part !
Le master c’était aussi une sacrée dose de fatigue, on n’arrêtait jamais de négocier, dans les couloirs, par téléphone, sur Skype, on s’est pris au jeu et ça en devenait aussi épuisant que stimulant. A cela s’ajoutait la gestion de l’organisation du voyage à Alexandrie avec tout ce que ça comporte de stress, de crainte d’échouer et de joie quand nous sommes tous partis.
Enfin, je retiens le caractère improbable de certains événements : la simulation de négociation avec le RAID, rencontrer Boutros Boutros Ghali….

Tu représentais la Grande-Bretagne lors de votre simulation de négociation. Comment vois-tu le Brexit? A tes yeux, une Grande-Bretagne en-dehors de l’UE changerait-elle la donne dans le cadre d’une simulation de négociation comme tu l’as vécu?

A mes yeux le Brexit est dans une certaine mesure l’apogée d’une relation quelque peu ambivalente entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne (UE). L’entrée dans l’UE n’a pas été aisée pour le Royaume-Uni qui a fait face aux vétos français opposés par le Général de Gaulle. Une fois dans l’Union, le pays s’est attaché à dessiner une Europe à la carte en se ménageant un droit d’option dans nombre de politiques menées par l’UE. Sortir de l’Union européenne est donc au final une concrétisation de cette relation ambigüe à l’égard de l’Union européenne, un peu en dedans et un peu en dehors.

Plus personnellement, si c’est une décision qui procède d’un référendum et qu’on ne peut que respecter, imaginer une UE sans le Royaume-Uni est un exercice difficile pour moi qui ai bénéficié du programme Erasmus que j’ai effectué à Londres et qui ai grandi avec l’Europe, ses débats et défis : traité de Maastricht, passage à l’Euro, Constitution européenne…

S’agissant de l’impact du Brexit sur une simulation de négociation, c’est un peu tôt pour le dire, le futur du Royaume-Uni vis-à-vis de l’Union Européenne étant encore en cours de définition. Représenter le Royaume-Uni était déjà un jeu de rôles en soi avant le Brexit. Lorsque nous le représentions avec Roberta, nous avions déjà pris le parti d’adopter une position d’entre-deux, très proche des Etats-Unis tout en restant en lien avec nos partenaires européens. Ca donnait des sessions de négociations assez drôles, limite au bord de la schizophrénie !

Peu importe ce que sera le futur du Royaume-Uni, ça restera une représentation particulièrement intéressante à assurer au cours d’une simulation.

Peux-tu nous décrire ton métier actuel, tes missions? Quels sont tes projets pour la suite?

Au sortir du master, j’ai eu le concours de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides au sein duquel j’instruisais les demandes d’asile. Cinq années à l’Office et une prépa-ENA plus tard, j’ai eu le concours de Directeur d’hôpital et je suis aujourd’hui DRH adjointe au sein du CHRU de Lille. Je suis plus précisément chargée de l’accompagnement des agents, de la prévention des risques professionnels et de la qualité de vie au travail.

Pour le moment mes projets se réduisent à conduire des négociations sociales, à bien prendre en main mon poste que j’ai débuté le 1er avril 2016 et à participer à la définition et la mise en œuvre d’une politique RH pour les 12 000 agents non médicaux du CHRU.

 

Interview réalisée en 2016

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