Diplomatie et Négociations Stratégiques

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Maud Bellon, promotion 2010-2011

Maud Bellon, promotion 2010-2011

Maud Bellon

Chef de projet, division de l’action d’urgence, Handicap International

 

Peux-tu nous dire ce que tu retiens du Master DNS ?

La principale chose que je retiens, c’est la richesse culturelle. Durant 1 an, près de 20 nationalités différentes se côtoient et travaillent ensemble. J’ai d’ailleurs gardé une bande d’ami(e)s qui sont devenu(e)s très proches, que je vois entre deux avions. J’ai donc retenu que travailler avec des gens de tous horizons et de toutes cultures pouvait être enrichissant même si parfois difficile. Egalement, le fait d’avoir travaillé si intensément durant ce master en devant gérer le stress, m’a conforté dans l’idée que je pouvais travailler sous pression, en situation de crise ou dans des pays à sécurité instable. Enfin, je crois qu’on garde tous en tête les heures de simulation de négociation et de médiation, qui aujourd’hui encore m’aident à faire aboutir des idées, à gérer des conflits entre personnes ou organisations et à parler avec les autorités.

Peux-tu nous décrire ton métier actuel, tes missions ?

Actuellement je suis basée à Irbid en Jordanie pour conduire des projets de soutien aux refugiés syriens et aux populations jordaniennes et palestiennes qui ont été affectées par la crise en Syrie. J’ai également pour mission de former une personne jordanienne à mon poste pour qu’elle puisse à son tour devenir chef de projet. Les missions de ce poste sont extrêmement variées. Un chef de projet doit gérer son projet, dans mon cas, fournir des sessions de kinésithérapie, d’ergothérapie, des aides à la mobilité, des prothèses, des orthèses aux personnes vulnérables pour améliorer leur accès aux besoins de base, les rendre indépendantes et en capacité d’évoluer dans le contexte de crise dans lequel elles vivent. Je dois gérer mes équipes et veiller à leur sécurité. Je dois également représenter mon ONG auprès d’autres ONG dans des réunions de coordination mais aussi auprès des partenaires et des autorités. Pour devenir chef de projet, j’ai tout simplement fait un stage au siège d’Handicap International. En novembre 2013, un typhon a ravagé les côtes des Philippines, je suis partie en tant qu’assistante chef de mission et puis j’ai évolué. Je suis allée à Mafraq en Jordanie, puis à Tripoli et dans le Akkar au Liban, et me revoilà en Jordanie avec des nouvelles missions, des nouvelles équipes, des nouveaux partenaires, … Vous me direz, 4 missions en 2 ans … Effectivement, les missions d’urgence sont courtes: on se fatigue plus vite, les heures de travail et les jours ne se comptent pas, le stress et la pression sont plus intenses.

Quels sont tes projets pour la suite ? 

Pour l’instant, je veux continuer à travailler et à évoluer dans l’humanitaire. Je veux partir à l’étranger, analyser de nouveaux contextes, rencontrer et former de nouvelles personnes, participer à aider les populations, découvrir de nouvelles cultures, travailler sous adrénaline et déposer ma valise dans le coin d’une cuisine à Paris de temps en temps.

Interview réalisée en 2016

master2dns

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